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mardi 25 novembre 2014

...océan...au devant...

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La vue qu’on dit la plus juste du Cosmos, celle d’un point dans une sphère, je l’ai assez naturellement (d’accord cela ne donne pas la solution des problèmes.)
La vue de la mer me l’enlève. Cette fenêtre ouverte sur l’immense, sur l’inconnu, me soulage de cette notion sans doute fatigante de la sphère et me rend à la dualité, qui est plus humaine (occidentalement parlant).

Autre racine du soulagement: c’est qu’il n’y a pas d’intrus qui puisse venir à l’improviste du côté de la mer (impression ayant pris racine avant la guerre des sous-marins).

Mais le plus extrême soulagement vient d’ailleurs.

Il vient du repos de la machine à appréhender les différences.

On est soulagé du varié à n’en plus finir de la Terre, terrible solliciteuse, qui a toujours quelque chose à nous montrer, à nous proposer (cailloux, fleurs, plantes, collines, ruisseaux, objets de comparaison).

Fini donc ! On s’en remet paisiblement à l’agitation pratiquement égale des milliers d’hectares de vagues devant nous du soin de nous perdre en nous massant.

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Henri Michaux, Passage, Idées de traverse, (1942)
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Par un automne, La Rochelle, novembre 2014.

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